“Dans une nouvelle étude publiée mercredi 14 novembre par la revue Nature, une équipe internationale emmenée par Ignasi Ribas, directeur  l’Institut des sciences de l’espace de Catalogne (Espagne), apporte la première preuve solide de l’existence d’une planète en orbite autour de cette voisine située à “seulement” six  années-lumière de notre Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km). Ce qui en ferait donc de l’Etoile b de Barnard (son nom de code) la deuxième exoplanète la plus proche de la Terre, après Proxima b (en orbite autour de Proxima du Centaure) à ce jour.”

LCI

Une nouvelle qui fait le tour du monde, une nouvelle exoplanète pratiquement à coté de notre soleil ! On avance gentiment, mais on avance. 

Lien vers l’article de LCI :

https://www.lci.fr/sciences/une-super-terre-etoile-b-de-barnard-exoplanete-decouverte-a-seulement-six-annees-lumiere-de-chez-nous-etoile-de-barnard-2104599.html

Lien vers l’article de Nature :

https://www.nature.com/articles/s41586-018-0677-y

Traduction de l’introduction :

“L’étoile de Barnard est un nain rouge et possède le plus grand mouvement propre (mouvement apparent dans le ciel) de toutes les étoiles connues. À une distance de 1,8 parsecs 1 , c’est l’étoile simple la plus proche du Soleil; seules les trois étoiles du système α Centauri sont plus proches. L’étoile de Barnard fait également partie des naines rouges moins magnétiquement actives connues 2 , 3 et a un âge estimé plus vieux que le système solaire. Ses propriétés en font une cible privilégiée pour les recherches planétaires; diverses techniques avec différentes limites de sensibilité ont été utilisées précédemment, y compris l’imagerie à vitesse radiale 4 , 5 , 6 , l’astrométrie 7 , 8 et l’imagerie directe 9, mais tous ont finalement conduit à des résultats négatifs ou nuls. Nous combinons ici de nombreuses mesures à partir d’instruments à vitesse radiale de haute précision, révélant la présence d’un signal périodique de faible amplitude avec une période de 233 jours. Une surveillance photométrique et spectroscopique indépendante, ainsi qu’une analyse des effets systémiques instrumentaux, suggèrent que ce signal est expliqué comme provenant d’un compagnon planétaire. La planète candidate autour de l’étoile de Barnard est une super-Terre froide, avec une masse minimale de 3,2 fois celle de la Terre, gravitant autour de sa ligne de neige (distance minimale de l’étoile à laquelle les composés volatils pourraient se condenser). La combinaison de tous les ensembles de données de vitesse radiale couvrant 20 ans de mesures révèle en outre une modulation à long terme qui pourrait résulter d’un cycle d’activité magnétique stellaire ou d’un objet planétaire plus éloigné. En raison de sa proximité avec le Soleil, la planète candidate possède une séparation angulaire maximale de 220 milliarcsecondes par rapport à l’étoile de Barnard, ce qui en fait une excellente cible pour les futures observations par imagerie directe et astrométrique.”

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