“Star du thème du débat entre hommes politiques, militaires et scientifiques pendant la guerre froide, le firmament ne produit plus autant de flashs suspects pour l’œil humain qu’auparavant.”

El Pais

 Un bon article d’El Pais, avec un constat dans lequel nous nous reconnaissons actuellement. Le nombre d’observations est en baisse actuellement, ce qui est classique en hiver. Attention cependant aux données chiffrées brutes. D’une part, beaucoup d’observations ne sont pas collectées par les organismes de recherche, ce qui est bien sur dommageable. D’autre part, le public a de plus en plus de moyens à sa disposition pour identifier après coup certaines observations. La liberté commence là ou s’arrête l’ignorance. 

Lien vers l’article :

https://elpais.com/internacional/2019/02/07/mundo_global/1549547342_433933.html

Proposition de traduction :

Le ciel européen peut être une boîte à surprises. Le 31 janvier de cette année à 22h10, un témoin affirme avoir vu un point lumineux bouger, puis s’arrêter et enfin disparaître subitement. C’était à Bolinne, à 60 kilomètres au sud-est de Bruxelles. Un autre témoignage, le 14 janvier , fait état d’une cinquantaine de points lumineux semblables à ceux des étoiles qui avancent en formation, à Charneux, également en Belgique, à 15 minutes en voiture de la frontière néerlandaise. “Je suis sceptique par nature et pour me convaincre que je ne rêvais pas, j’ai averti trois voisins et ma mère, nous les avons tous regardés immobiles et personne ne savait comment l’expliquer”, déclare Ludovic, le voisin surpris de 39 ans qui aurait couru sur les lieux, dans un message demandant des réponses à ce que ses yeux venaient de voir.

Plusieurs entités en Europe enregistrent ces observations de citoyens et tentent de déchiffrer ce qu’elles sont réellement. Le Comité belge pour l’étude des phénomènes spatiaux (COBEPS) est l’un d’entre eux. Dans le premier cas, ils ont déterminé que les informations fournies étaient insuffisantes. Le second, les étranges alignements décrits par Ludovic, fait toujours l’objet d’une enquête. À d’autres moments, la réponse des chercheurs au mystère est plus simple: les ovnis sont des avions ou des lanternes volantes.

Chaque année, des organisations de huit pays – Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Italie, Norvège et Suède – publient des données sur le nombre d’alertes d’objets volants non identifiés qui ont été collectées, soit parce que le témoin les a envoyées directement. suivi des forums et des pages internet. Le résultat est de 13 201 observations au cours des six dernières années pour lesquelles il existe des statistiques, soit une moyenne d’environ cinq par jour. À l’ère des téléphones mobiles dotés d’appareils photo de haute qualité, la tendance est toutefois à la baisse. En 2012, ils étaient 3 332 et en 2017, 1 206 seulement. En aucun exercice inclus entre les deux dates a augmenté son nombre. L’Italie (3 343), l’Allemagne (2 381) et la France (2 317), les trois plus peuplés mais pas dans cet ordre, sont en tête des annonces.

Jean-Marc Wattecamps se décrit comme un géologue et un ufologue. Il est chercheur à COBEPS, l’association belge qui étudie les alertes en Wallonie, région francophone: “Il faut distinguer les observations quotidiennes d’ ovnis réels, qui ne sont pas identifiées après une étude plus ou moins détaillée. , mais nous avons 14 enquêtes ouvertes sur 2018 “, explique-t-il. 

Les responsables de l’examen des notifications soutiennent que leurs données sont représentatives, puisque ces huit pays couvrent 41% de la population européenne et 40% de leur territoire. Les chiffres pour 2018 ne sont pas encore terminés, mais certains les ont déjà publiés, et ils se situent à la baisse. Bien qu’elles soient encore loin des standards de l’époque, en Belgique, les observations ont rebondi à 255 contre 171 contre 171 l’année dernière. La même chose s’est produite en Allemagne (328 vs 198) et en Finlande (132 à 107).

Peut-être parce que c’est la période de l’année où le thermomètre laisse plus de temps à passer dans la rue, plus d’avis nous parviennent en été. Selon les entités, des facteurs tels que la proximité plus ou moins grande de Mars peuvent influer sur la quantité d’OVNI détectés.

Star du thème du débat entre hommes politiques, militaires et scientifiques pendant la guerre froide , le firmament ne produit plus autant de flashs suspects pour l’œil humain qu’auparavant. Et les chasseurs d’ovnis doivent puiser dans leurs mémoires pour adopter l’hypothèse extraterrestre en promenade. “En Belgique, nous avons eu des cas convaincants et impressionnants en 1974 et 1989”, se souvient Wattercamps. Selon le journal Le Soir ,Dans la nuit du 20 avril 1974, une centaine de témoins ont vu une soucoupe volante émettre un son modulé dans la ville de Charleroi. Quinze ans plus tard, entre novembre 1989 et juin 1991, la soi-disant vague belge d’observations de prétendus navires triangulaires a eu lieu, un événement que les sceptiques attribuent à un effet de contagion parmi la population avant que les avions ne volent dans les airs.

En effectuant leurs recherches sur le flot d’étranges mouvements dans le ciel, les ufologues préfèrent rester à l’arrière-plan. “Nous ne cherchons pas de publicité”, déclare Wattercamps à la question de savoir s’il est possible d’assister à leurs réunions. Tous les quelques jours, un nouveau témoignage élargit la liste. “Je conduisais quand j’ai vu six feux orange sur deux rangées en direction de Luxembourg. J’ai appelé l’aéroport et la police, mais ils n’avaient aucune trace d’hélicoptères survolant la région”, indique l’un des derniers avertissements. 

X