“Konrad Lorenz (1963) suggère d’imaginer un observateur impartial d’une autre planète qui examine notre comportement social à l’aide d’un télescope qui, de par son grossissement, ne nous permet pas de reconnaître des individus, mais qui est suffisamment éloigné pour nous permettre d’observer des événements. tels que batailles, guerres, migrations de peuples, etc. De toute évidence, cet observateur n’a jamais pu conclure que le comportement humain pouvait être régi par la raison, et encore moins par une morale responsable.”

Diaro Do Minho

Un article plus sociologique qu’ufologique, qu’Emmanuel Kant n’aurait pas renié ! Mais comme réfléchir aux Autres, c’est se définir soi-même… A lire !

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Humanidade e agressividade

Proposition de traduction :

L’espèce humaine est aussi chargée d’instincts d’émotion que les autres, car l’être humain a un cortex plus grand, elle n’est pas aussi contrainte par les impératifs de ces instincts, car elle peut jouir dès le départ d’un plus large éventail de choix. Même dans ce cas, la raison seule au plus peut concevoir des moyens pour atteindre des objectifs, mais elle ne peut pas nous donner les fins, ni les ordres. Laissée à elle-même, la raison ressemble à un ordinateur sans information. Bien que vos opérations puissent être logiquement certaines, nous ne sommes confrontés qu’à un système mécanique merveilleux sans moteur.

La force motrice qui va mettre la machine en mouvement provient donc d’un comportement instinctif, beaucoup plus ancien que la raison elle-même, et qui n’est pas accessible à l’observation rationnelle de soi. On peut penser que les émotions de base sont vraisemblablement celles qui jouent un rôle vital et, en ce sens, celles dont les critères psychologiques et biologiques expliquent leur fonction peuvent constituer une émotion vitale pour l’individu.

En ce sens, l’affection, en tant que domaine d’actions, est composée de l’action qui constitue pour l’autre un autre légitime en coexistence avec nous. D’autre part, la colère correspond également à un domaine d’actions, et ce domaine consiste à nier les autres en coexistence avec nous (Maturana, 1991). Par conséquent, en parlant d’agressivité, nous parlons de la façon dont nous nous voyons ou nous nous voyons dans notre travail dans le domaine des actions qui nient les autres.

L’un des premiers moyens d’évaluer les comportements agressifs chez les individus part de la psychologie qui présente la question comme un effet qui expose comme point de départ une situation qui implique une frustration. La question centrale des auteurs qui appellent cette hypothèse théorie de la frustration-agression est que la survenue d’un comportement agressif présuppose toujours l’existence d’une frustration (Bandura, 1973).

Selon cette hypothèse, la socialisation humaine présente des forces limitant les besoins et les objets individuels et, par conséquent, la vie sociale contient, dans une certaine mesure, la frustration génératrice d’agression. Le contrôle social déplace parfois cette agression vers des cibles socialement acceptables, telles que les groupes socialement stigmatisés.

L’antisémitisme qui s’est répandu dans l’Allemagne du XXe siècle et qui a abouti à la montée au pouvoir de l’idéologie nazie est un exemple clair de ce phénomène. Les idées préconçues présentes dans toutes les sociétés concernant la situation particulière des personnes – sexe, sexe, origine, religion, niveau socioéconomique, etc. – pourraient être incluses ici.

Au départ, Allport (1954) a défini les préjugés d’une manière très simple, en indiquant qu’il s’agissait de la mauvaise pensée des autres sans fondement suffisant. Une analyse plus poussée a abouti à une définition plus précise en définissant le préjudice comme une attitude aversive ou hostile à l’égard d’une personne appartenant à un groupe simplement parce qu’il appartient à ce groupe, en supposant que celle-ci possède les caractéristiques attribuables. à ce groupe.

Konrad Lorenz (1963) suggère d’imaginer un observateur impartial d’une autre planète qui examine notre comportement social à l’aide d’un télescope qui, de par son grossissement, ne nous permet pas de reconnaître des individus, mais qui est suffisamment éloigné pour nous permettre d’observer des événements. tels que batailles, guerres, migrations de peuples, etc.

De toute évidence, cet observateur n’a jamais pu conclure que le comportement humain pouvait être régi par la raison, et encore moins par une morale responsable. S’il nous arrivait de croire que nous sommes des êtres de pure raison, dépourvus d’instincts et surtout de toute potentialité d’agression, il serait tout simplement impossible de trouver une explication à l’histoire.

C’est précisément la nature humaine non rationnelle qui déclenche une escalade de la concurrence si brutale qu’elle conduit, par exemple, à la confrontation de deux pays en tuant des milliers de vies innocentes.

La plupart d’entre nous ne réalisent pas du tout à quel point le comportement des masses est stupidement délirant, et même lorsque nous réalisons que le problème reste ouvert: pourquoi avons-nous un comportement si irrationnel?

En fait, il doit exister des facteurs d’un pouvoir aussi extraordinaire pour pouvoir dépasser les mandats de la raison individuelle et nous rendre réfractaires à l’expérience et à l’enseignement.

Tous ces paradoxes semblent trouver leur explication dès qu’il est admis que le comportement de l’homme, et en particulier le comportement social, loin d’être déterminé uniquement par la raison et la culture, n’a pas encore été soumis aux lois du comportement instinctif en vigueur adaptées par la phylogenèse. .

Nul doute que nous faisons la guerre et nous donnons la mort l’un à l’autre et aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons eu recours à différents motifs rationnels pour nous justifier. Si notre observateur extraterrestre était un éthologue, il en conclurait invariablement que l’organisation sociale des hommes ressemblait beaucoup à celle des rats. Eux aussi, au sein de leur tribu, sont des êtres pacifiques, mais ils deviennent de vrais démons pour les congénères qui n’appartiennent pas à leur propre communauté (Lorenz, 1963).

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