“Le but ultime de cette quête n’est-il pas aussi de trouver d’autres êtres, qui, comme nous, auront accompli ce périple vers la civilisation, et avec qui nous serons peut-être un jour en mesure d’entrer en contact ? Notre technique est rudimentaire et les outils à disposition pour notre exploration sont encore limités. L’astronomie radio et optique reste aujourd’hui notre outil de prédilection pour la recherche d’une intelligence extraterrestre.

Nous devons élargir notre approche et faire jouer notre imagination. Au nombre des savoirs scientifiques que nous pourrions développer et déployer plus largement, il pourrait y avoir notre compréhension de la communication entre les espèces, ici sur Terre, ainsi que celles des interactions entre le vivant, son environnement, et l’Univers qui l’entoure. Nous ne devrions pas craindre de repousser nos limites intellectuelles, ni d’apporter à cette quête une dimension pluridisciplinaire.

Ces petits pas que nous effectuons aujourd’hui dans le domaine de l’exploration spatiale et planétaire, nous nous en souviendrons comme de ceux qui nous ont lancé vers une rencontre avec d’autres êtres ayant eux aussi entrepris une semblable odyssée. Quand cette rencontre aura-t-elle lieu ? Personne ne le sait. Mais ce qui importe, c’est que nous sommes maintenant en route.

Nathalie A. Chabrol, tiré d’Aliens, Ce que la Science sait de la vie dans l’Univers


Dimanche 10 Mars, nouveau billet du DirNat, avec une semaine largement dominée par la performance du Dragon Crew, dont nous ferons notre thème central. On balaye d’abord un peu l’actualité.


Le 26 Février, nous partagions un article du MIT, nous indiquant que la zone habitable pour la vie complexe était plus restreinte que nous le pensions

La vie ne peut probablement pas exister sur autant de planètes que nous le pensions

Cette semaine, un nouvel article de Monthly Notices of The Royal Astronomical Society affinait encore les hypothèses sur les zones de Goldilocks,

Les chances pour la vie augmentent lorsque les étoiles de passage rapprochent les binaires

Tout ceci reste hypothétique mais hautement important pour affiner les zones de recherche d’une possible vie exogène. Le périmètre est tellement vaste que nous devons savoir ou chercher.


Watson nous propose une ITW de Michael Schetsche, auteur du livre « Introduction à l’Exosociologie ». Une vision fine et prudente du premier contact. Comme dit Schetsche, nous ne recevons à d’étrangers dans notre chambre à coucher, mais plutôt au pas de la porte.

Nous devrions éviter ces erreurs lors du premier contact avec des extraterrestres


A ce titre, nous partagions également cette semaine la BA du film Brightburn, dont le pitch ne peut que résonner avec l’article de Schetsche : une version de Superman, avec le même scénario de départ, un bébé venant de l’espace recueilli secrètement par un couple en mal d’enfant. Sauf que là, le naufragé ne serait pas le Champion des hautes valeurs de l’Humanité, mais un psychotique vaguement revanchard. Ca promet un bon moment de réflexion !

« Brightburn » : la bande-annonce du film qui imagine un Superman psychopathe


Autre problématique, le langage, ou en tout cas les protocoles de communication nécessaires pour comprendre une forme de vie exogène. Le site Thot Cursus propose un bon article sur l’universalité des Maths. J’y oppose un bémol (ils le reconnaissent eux-mêmes dans le papier), les mathématiques sont certes universelles dans leurs conclusions, mais pas dans leur imagerie, c’est donc un langage plus universel, mais restant actuellement cloisonné. L’histoire des chiffres est en ce sens passionnante.  Je reste dans l’idée que la géométrie est plus universelle. D’où, probablement, l’énigme des Pyramides. Mais c’est un autre débat.

Tout le monde parle maths !


Enfin, avant d’aborder le thème central, le site FoxTrot Alpha fait une estimation de la situation militaire, prospectant sur les corps d’armée américains les plus à même de lutter contre une invasion exogène hostile. Intéressant !

If the Space Force Won’t Fight Aliens, Who the Hell Will ?


Et si nous n’arrivons définitivement pas à prendre le dessus, reste… la politique. The Conversation nous propose 10 solutions.

Que faire en cas d’invasion extraterrestre ? Recourir à la politique, bien sûr


On en vient à l’exploit de la semaine réalisé par SpaceX et son dirigeant, Elon Musk. En effet, depuis 2011, les américains n’avaient plus d’accès direct à l’ISS, et devaient passer systématiquement par les russes. Dans le contexte actuel, ce n’était pas l’idéal pour aller de l’avant.

SpaceX va surtout proposer de réduire sensiblement les coûts, avec du matériel réutilisable. Jusqu’à peu, les lanceurs étaient à usage unique, SpaceX a fait ses preuves dans le domaine.

SpaceX : la capsule Dragon amerrit avec succès dans l’Atlantique

Certains de nos lecteurs peuvent se trouver déroutés par le partage d’informations d’astronomie, d’aéronautique ou de conquête spatiale. Une structure travaillant sur l’ufologie doit-elle s’intéresser à ces sujets ?

Je pense que oui, comme l’ufologie doit s’intéresser à l’histoire, aux religions, à la sociologie, à la philosophie, à la psychologie, et bien d’autres choses encore. Parce qu’au final l’ufologie n’est pas un domaine de recherches exclusif, mais une porte d’entrée (ou de sortie) vers l’extérieur.

D’autre part, est-il nécessaire de s’extasier devant ces « bricolages », quand on est persuadé que des accords secrets ont été passés avec des civilisations exogènes, et que des programmes secrets nous ont déjà permis de coloniser d’autres planètes ? Personnellement, je suis loin d’être convaincu par ces affirmations, bien que je reconnaisse le sérieux de certains (j’ai bien dit certains, pas tous…) porteurs de ces thèses. Mais après tout, l’Histoire nous le dira.

Je pense que comme pour toute civilisation partout dans l’Univers, nous n’avons que peu de temps pour nous « arracher » de notre berceau, avant de voir notre lieu de naissance détruit, par cause naturelle (astéroide, explosion du soleil ou tout autre catastrophe possible et inimaginable) ou technologique (autodestruction ou destruction par contact exogène). Et les structures politiques telles que définies actuellement ne sont pas adaptées à cette réalité. Restent quelques illuminés aux moyens financiers suffisants. Qui se sont décidés à traverser les mers. A parcourir le ciel. Et maintenant à voyager dans l’espace.

Elon Musk est pour le grand public un parfait inconnu. Ca ne le dérange peut-être pas. A la différence de certains sportifs, mannequins ou acteurs. Voir participants de télé-réalité. Pierre Dac disait que nous avions la preuve qu’une forme de vie extraterrestre intelligente existait, puisqu’elle ne cherchait pas à prendre contact avec nous.

Le fait est que pour l’instant, le temps de cerveau disponible libéré par les progrès de la technologie n’est peut-être pas utilisé de la façon la plus adaptée à notre intégration dans le grand cirque galactique. Encore que, pour un numéro de clown. Mieux, de schpountz.


On finit la semaine (comme souvent) avec un article d’Avi Loeb pour Scientific American,

Sommes-nous vraiment l’enfant le plus intelligent sur le bloc cosmique ?

Bon Dimanche à tous !

 

 

 

 

 

 

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