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Est-il vrai de dire que les médias français ne s’intéressent pas à l’ufologie ? Les deux dernières années passées en tant qu’enquêteur et Directeur National MUFON France m’ont fait en partie changer d’avis.


Les médias nationaux

Alors, oui, les grands médias (télévision et presse écrite nationale) ont encore un peu de mal à mettre de la lumière sur la recherche, ou ne le font pas toujours bien. On peut citer les émissions de Cyrille Hanouna, particulièrement un “Balance ton Poste” absolument catastrophique,(malgré la présence de David Galley et Franck Maurin, un peu perdus dans ce freak show) ou la dernière de “Salut les Terriens” de Thierry Ardisson pas vraiment inoubliable… En même temps, les animateurs ne sont pas responsables des propos tenus dans leur émission. Et le fait est qu’une partie de la nouvelle génération, qui semble avoir appris des déboires de ses prédécesseurs, reste méfiante par rapport aux médias mainstream.

On peut donc résumer en disant que reste ce qui reste, et que ce ne sont peut-être pas les plus raisonnables qui participent… Et ce n’est bien sur pas de la diffamation, mais un simple constat personnel. Je laisse le soin à chacun de regarder les émissions en question.

Maintenant, de bonnes choses arrivent quand même à émerger, avec par exemple une émission de Pascal Praud avec en invités Montfort (dont les interventions sont à oublier…), mais surtout Jean Claude Bourret et les frères Bogdanov qui ont réussi en une heure à élever le débat, et à aborder par exemple l’AATIP (une quasi première dans un média télévisuel français !), et à générer des interrogations auprès de certains téléspectateurs.

Et si ce n’était simplement qu’un problème d’interlocuteurs ? Les rivalités, guéguerres et autres querelles d’égos dans le microcosmique monde ufologique français n’ont pas aidé pour faire émerger de réels interlocuteurs “audibles” auprès du grand public. Si les journalistes “historiques” de la recherche comme Jean Claude Bourret, Robert Roussel ou Marie Thèrése de Brosses (oui, il y en a d’autres, mais admettons que ce sont les plus talentueux et les plus charismatiques) doivent continuer à partager leur expertise, la nouvelle génération, en dehors de tout dogmatisme, doit également monter en puissance et être reconnue médiatiquement.

C’est une des volontés du MUFON France, être parmi les interlocuteurs audibles. Non pas pour faire du prosélytisme, mais pour véhiculer un axe responsable et mesuré au sein de la recherche. Qu’on confonde cela avec un égo démesuré de ma part, ça ne me dérange pas. Il en faut surement beaucoup, pour se lancer dans une bataille d’idées aussi violente. Comme dirait Epictete, il te convient de bien jouer ton rôle, non de le choisir. C’est ce que j’essaye de faire au quotidien.

De plus, je ne suis pas le MUFON France, j’en suis un des animateurs. D’autres chercheurs du MUFON France doivent monter en puissance, parce que ce n’est pas le MUFON qui fait les chercheurs, mais les chercheurs qui font le MUFON.


Les médias régionaux

Dans ce constat, il ne faut surtout pas oublier les médias locaux, rouage essentiel en terme de relais d’information, et pouvant travailler de façon beaucoup plus pointue sur certains domaines que les médias nationaux. Et force est de constater qu’à ce niveau la presse régionale fait le job. Disons le, les journalistes des rédactions sont de bons généralistes, mais pas des spécialistes. Ils ne savent donc pas toujours quoi faire d’une remontée d’observation. Certains ne vont pas vouloir mettre de lumière sur un phénomène qu’il ne maitrisent pas, par simple rejet ou par auto-censure, d’autres vont essayer de traiter le sujet objectivement.

Mais qui appeler pour traiter d’un phénomène aérien non identifié ? Le premier réflexe reste en général les astronomes, voir les météorologues. On l’a vu sur les deux cas traités la semaine dernière, si ces interlocuteurs restent de bons spécialistes, ils ne connaissent pas nécessairement l’ensemble des possibilités pour les PAN.

Je le dis sans aucun égocentrisme, le MUFON France est aujourd’hui un des bons spécialistes de ce qui se déplace dans le ciel. Et les journalistes sont tout à fait preneurs lorsqu’on leur propose des conjectures, pour autant qu’elles soient argumentées et raisonnables. Ce que nous faisons.

Un article écrit après des recherches de spécialistes est toujours de meilleur qualité qu’un contre-article. C’est un fait.

De plus, il faut le noter, les articles traitant d’observations locales font en général des scores d’audience plus qu’honorables… Un exemple, l’article paru dans Le Dauphiné.com le 22 Août a été vu… plus de 26500 fois. C’est considérable, pour un sujet qu’il n’en est pas un…

Alors, oui, il va falloir nous faire (mieux) connaitre des différents médias locaux et régionaux, leur proposer notre expertise (c’est notre raison d’être, en même temps), et leur donner envie de nous contacter en amont de l’écriture d’un article. C’est un des nombreux chantiers qui nous attendent.

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